Chabbat Chalom Berechit ! – מַעֲשֵׂה אֲבוֹת סִימָן לַבָּנִים

D.ieu crée le monde en six jours. Le premier jour, Il crée l’obscurité et la lumière. Le deuxième jour, il forme les cieux, divisant les « eaux supérieures » des « eaux inférieures ». Le troisième jour, Il sépare la terre et la mer, et fait surgir les arbres et la verdure du sol.

Le quatrième jour, Il fixe la position du soleil et de la lune, qui auront pour fonction de permettre la mesure du temps et d’éclairer la terre. Les poissons, les oiseaux et les reptiles sont créés le cinquième jour; les animaux de la terre, puis l’être humain, sont conçus le sixième jour. D.ieu cesse tout travail le septième jour, et le sanctifie comme jour du repos. C’est le Chabbath. D.ieu forme le corps humain à partir de la poussière de la terre et insuffle dans ses narines « une âme de vie. »

À l’origine, l’homme est une créture bi-sexuée; mais décidant qu’« il n’est pas bon qu’il soit seul », D.ieu prend la « partie féminine » de l’homme, en façonne une « femme », et les unit. Adam et Eve sont placés dans le jardin d’Éden et reçoivent le commandement divin de ne pas manger de « l’arbre de la connaissance de bien et du mal ». Le serpent persuade Eve de passer outre l’interdit et elle pousse son mari à fauter. Suite à cette faute, D.ieu décrète que l’homme éprouvera la mort, retournant au sol duquel il a été formé. Tout gain ne viendra désormais que par la lutte et les difficultés et la femme enfantera dans la douleur. Le couple est chassé du jardin d’Eden. Eve donne naissance à deux fils, Caïn et Abel. Caïn se dispute avec Abel et le tue. D.ieu punit son crime en décrétant qu’il sera un vagabond sans racines pour le restant de ses jours. Un troisième fils naît d’Adam, Cheth, dont le descendant en dixième génération, Noé, est le seul homme juste dans un monde devenu totalement corrompu.

la PARACHA BERECHIT POUR LES ENFANTS * SIMPLE , LUDIQUE ET TRES FACILE.

Divisions de la parasha lors de la lecture complète

La lecture de la parasha à la synagogue le sabbath est traditionnellement divisée en sept sections2, pour lesquelles un membre différent de la congrégation est appelé à lire. La première lecture, le rishon, échoit traditionnellement à un Cohen, la seconde, appelée sheni, à un Levi, les suivantes à un Israël (ni Cohen ni Levi). La septième section comporte une sous-section, le maftir, qui est lue par la personne qui lira ensuite la haftara.

Les sections de la parashat Bereshit sont :

  • rishon (Gen. 1:1-2:3) : la Création du point de vue universel
  • sheni (Gen. 2:4-19) : la Création du point de vue humain
  • shlishi (Gen 2:20 – 3:21) : la création de la femme, et la tentation par le serpent
  • revi’i (Gen. 3:22-4:18) : le récit de Caïn et Abel
  • ‘hamishi (Gen. 4:19-22) : la lignée de Caïn
  • shishi (Gen. 4:23-5:24) : la lignée de Seth, nouvelle descendance d’Adam, qui elle aussi déchoit
  • shevi’i (Gen. 5:25-6:8) : la déchéance de l’humanité
    • maftir (Gen. 6:5-8) : le projet divin d’effacer le monde, et l’exception de Noé.

Haftarath parachath Berèchith – Dieu a besoin d’Israël

Le premier verset de la haftara (Isaïe 42,5 – 43,10) peut servir de trait d’union avec la sidra de cette semaine qui nous relate la création de l’univers par Hachem. Dans ce verset, en effet, le prophète, de son côté, qualifie Hachem de créateur, tout en ajoutant une importante précision : Il ne s’est pas borné à une création matérielle, mais Il a insufflé dans ses créatures et tout particulièrement en l’homme un esprit qui doit l’animer.

Et dans cette optique, le prophète se permet de compléter dans une certaine mesure le récit de la Genèse : Pour lui, dès la Création, faisait partie du plan divin un choix qui allait se réaliser plus tard seulement, celui du peuple d’Israël. Dès l’abord, la place que celui-ci devait occuper, la mission qui allait lui être attribuée, bref toute son insertion dans l’économie divine du monde, était décidée par Hachem, même si la réalisation de ce projet se trouvait provisoirement ajournée.

Israël a été chargé, en effet, le moment venu, d’être parmi les nations, le témoin de Hachem, de constituer la marque divine qui se trouve imprimée sur le monde, de prouver par son existence-même et sa survie que le monde a un créateur et un souverain maître qui ne cesse de le gouverner.

Du fait de ce choix, ajoute le prophète, le rejet d’Israël pour cause d’inconduite et d’infidélité ne peut jamais être définitif, Même s’il lui arrive de faillir et de subir, en conséquence, le châtiment divin, Israël ne doit pas se sentir découragé, repoussé par Hachem. Sa place est toujours là, réservée, près de Lui, pour témoigner en faveur du créateur et faire triompher sa cause. Hachem, si l’on peut dire, a besoin de Lui (D’après le rabbin Jean SCHWARZ).

Jacques KOHN Zal