Hochaana Rabba : coutumes du 7ème jour de Souccot

Le septième jour de Souccot est appelé Hocha’ana Rabba. Ce jour-là, on abonde en étude de la Torah et en supplications.

Il est dit dans le Midrach : « Hachem a dit à Avraham Avinou : Je suis unique dans Mon monde et tu es unique dans ton monde. Dans le futur, Je donnerai à tes enfants un jour spécial afin de réparer leurs fautes, c’est Hocha’ana Rabba. Si les fautes de tes enfants n’ont pas été réparées pendant Roch Hachana, elles le seront à Yom Kippour. Et sinon, elles le seront à Hocha’ana Rabba ».

La veillée et ses textes

Le Peuple saint d’Israël a pour coutume de rester toute la nuit éveillé pendant Hocha’ana Rabba. Ils étudient la Torah, en suivant l’ordre « Krié Mo’ed » et lisent le ‘Houmach Dévarim, le Midrach Rabba sur la Paracha »Vézot Habérakha » et après le milieu de la nuit, tout le livre des Téhilim avec quelques paragraphes des supplications jusqu’au petit matin.

Les textes qu’il est important de lire cette nuit-là se situent dans la première moitié de la nuit. Ainsi, il sera préférable d’organiser la venue des fidèles au Beth Haknesset au moins deux heures et demie avant le milieu de la nuit. Ceci, afin qu’à ‘Hatsot(milieu de la nuit), ils aient déjà terminé de lire le ‘Houmach Dévarim. Et non, comme dans certaines communautés, où l’on commence tardivement et l’on rate ainsi le principal du « Tikoun » de la nuit.

Si l’on sait qu’on ne pourra pas rester éveillé toute la nuit, l’attitude correcte à adopter sera la suivante : on devra lire, au début de la nuit, tous les textes mentionnés sauf les Téhilim, puis on ira un peu se reposer, sur son lit, dans la Soucca. Quand on se lèvera, on fera les ablutions des mains, on dira la bénédiction sur celles-ci et les bénédictions de la Torah. Puis, on lira les Téhilim avec l’assemblée et le matin avant la prière, on ne redira pas les bénédictions de la Torah.

Si on mange un peu de gâteau pendant cette nuit d’étude, on prendra soin de ne pas en manger une quantité de Kabétsa[54g] en dehors de la Soucca, comme c’est expliqué plus loin.

Les bénédictions du matin

Celui qui a veillé toute la nuit récitera au lever du jour les bénédictions du matin et les bénédictions de la Torah, excepté la bénédiction « ‘Al nétilat yadaim ». Il fera les ablutions des mains sans bénédiction. Il ne dira pas non plus la bénédiction « Acher yatsar », sauf s’il a satisfait ses besoins. Cependant, il y a certaines personnes, parmi les achkénazes, qui ont l’usage d’écouter les bénédictions du matin et les bénédictions de la Torah de quelqu’un qui a vraiment dormi, qui aura l’intention de les acquitter de l’obligation. En tous cas, l’habitude des séfarades est différente, chacun dit les bénédictions, et même les achkénazes seront autorisés à les dire eux-mêmes.
 

L’aube (‘Amoud Hacha’har)

Le moment de l’aube est fixé 72 minutes temporaires avant le lever du soleil (Nets ha’hama), et celui qui dit les bénédictions de la Torah avant ce moment, prononce des bénédictions inutiles, d’après le Choul’han ‘Aroukh et la majorité des décisionnaires. Cependant, il sera permis, selon la loi stricte, de dire les bénédictions du matin à partir du milieu de la nuit (‘Hatsot).
 

La prière du matin

Il sera fort comme le lion et ne s’endormira pas pendant la lecture du Chém’a et de la ‘Amida, afin de ne pas perdre son mérite. Il sera bon que l’officiant ne récite pas la prière sur des airs qui risqueraient d’en allonger la durée, mais qu’il prie mot à mot, légèrement rapidement, afin que les fidèles ne s’endorment pas.

Après la récitation du Hallel, il est d’usage que les fidèles tournent autour de la Téva sept fois avec leur Loulav. En faisant ces Hakafot autour de la Téva qui ressemble au Mizbéa’h, nous pourrons faire tomber les murailles de nos ennemis et les éliminer, de la même manière que les Bné Israël firent sept fois le tour de Jéricho jusqu’à en faire tomber les murailles. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.436)

Après la prière de Moussaf, on prend 5 branches de saule et on les frappe 5 fois à terre (c’est un minhag qui a été institué par les Prophètes). On évitera de prendre les branches de saule du . On demandera à Hachem d’annuler les mauvais décrets à notre égard et de nous inscrire dans le livre de la vie

Extrait du livre « Lois & Récits de SOUCCOT » – Editions Torah-Box – © Tous droits réservés